Paroles de française: Anne-Marie, sa vie minorquine

¿Tu te rapelles le jour de ton arrivée à Minorque?

Oui, le 3 septembre 1979, en ferry depuis Barcelone avec mon mari.

¿Comment et pourquoi as-tu décidé de venir vivre à Minorque? Quand?

Mon mari fut promu directeur de l’école rurale Tramontana, près de Favaritx. C’est lui qui instaura le catalan comme langue d’enseignement, à l’époque c’était la première école catalane de tout minorque!

¿Tu avais déjà vécu à l’étranger avant de venir vivre à Minorque?

Oui, j’avais déjà vécu 1 an au Mexique et 2 à Barcelone.

¿Tu connaissais l’île avant d’arriver?

Je viens à Minorque depuis mon enfance. La première fois, J’avais 4 ans! Mes grand-parents maternels étaient de Mahon. Je passais tous mes étés à Minorque! Quand je revenais à Paris après 3 mois de vacances sur l’île, je parlais plus minorquin que français à l’école.

¿ Qu’est qui te plait le plus ici?

Le côté authentique et le fait d’être proche de la mer. À 10 minutes de chez moi, un vrai luxe!

¿Comment fut le processus d’adaptation? Un grand choc culturel?

Pour être franc, ce ne fut pas facile. Je connaissais des gens mais ce n’est pas la même chose d’être en vacances à Minorque que d’y vivre.

¿Tu t’es sentis bien accueillies par les locaux?

Oui, au début on vivait à Llucmaçanes, une vie de village très agréable.

¿Et le travail, tu as trouvé un emploi facilement?

À l’époque, j’étais professeur de français dans une académie de Barcelone ainsi que traductrice. Quand je suis arrivé, je n’ai pas travaillé les 6 premières années car je suis tombé enceinte rapidement! Ensuite, j’ai travaillé pendant 6 mois comme professeur de français pour la mairie de Mahon.

Après, j’ai eu un grand travail: je fus la secrétaire personnelle de Fernando Rubió Tudurí (homme d’affaire espagnol qui fit fortune dans l’industrie pharmaceutique) durant 11 ans, jusqu’à son décès. J’étais notamment en charge d’écrire ses mémoires. Enfin, j’ai aussi travaillé dans le domaine du tourisme et dans un bureau d’un cabinet d’avocat.

¿As-tu une activée professionnelle maintenant?

Je suis retraité et heureuse de l’être. Je suis très occupé car je suis grand-mère! Les lundi, vous pouvez me trouver au Claustre à Mahon à la boutique du Gob (une association écologique) ou je suis bénévole.

¿Un artiste, acteur, chanteur espagnol, écrivain que tu aimes particulièrement?

Dernièrement j’ai lu “Patria” de Fernando Aramburu et j ai adoré.

¿Une émission de télé espagnole?

À part le jeu « Saber y Ganar » sur la 2, pas grand-chose.

¿Tu te sens française ou minorquine?

Française, mais avec un amour inconditionnel pour Minorque.

¿Tu penses en quelle langue?

Surtout en français et en minorquín, parfois en castillan.

¿Tu retournes souvent en France?

De temps en temps. Cela fait 3 ans que je ne suis pas revenu. J’aime bien la Bretagne et les Alpes ou j’ai des amis.

¿Tu t’informes des actualités francaises?

Oui, j’achète le monde en été (le journal n’est pas disponible en hiver à Mahon) et je suis abonné au Nouvel Observateur. J’ai aussi la télévision française chez moi.

¿Ton endroit favori en France?

Le « Finistère Sud » où je me sens chez moi comme à Minorque. Pour les mêmes raisons: La mer, la nature et l’aspect authentique.

¿Un plat français que tu cuisines pour tes amis minorquins ?

Le gratin dauphinois et la raclette. Mes amis minorquins adorent.

¿Quelle sensations as-tu quand tu reviens en France ?

J’aime aller à Paris. C’est une ville surprenante, il y a toujours quelque chose de nouveau à visiter ou à faire.

Tu fais toujours du tourisme local?

Je fais beaucoup de visites guidées de monuments préhistoriques. Il y a toujours des histoires, des anecdotes fascinantes.

¿Comment ferais-tu la publicité pour Minorque?

Je me concentrerais sur plusieurs points tels les monuments préhistoriques, les paysages et le chemin de randonnée Cami de cavalls.

¿La gastronomie minorquine? Un plat favori?

Oui, les aubergines farcies et les calamars à la minorque. J’ai appris la recette des calamars (et son petit secret de préparation) grâce à Lola, une amie de ma grand-mère.

¿Tu as des amis français sur l’île?

Oui, quelques Français présents depuis des décennies comme moi..

¿Quel est ton endroit préféré?

Alcaufar, un lieu fantastique pour nager et savourer des tapas. Favaritx pour son aspect sauvage.

¿Un Français ou une française que je pourrais interviewer?

Cet été, je te présenterai Sabine et Nicolas. Ils ne vivent pas ici, mais viennent depuis plus de 40 ans. Sabine connait parfaitement Minorque, sa grand-mère était minorquine! C’est la dame qui m’a appris la recette des calamars à la minorquine!

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